13 octobre 2011: Cordonnier mal chaussé

L'autre jour, par un beau dimanche d'automne, me suis rendu à Scott partager une ride de route avec le Club Cycliste Lévis, pour les fins d'un reportage pour Vélo Mag. J'arrive là 10 minutes en retard, bien sûr, pour me faire désirer et me sentir important. Ils sont partis sans moi! Assez dur pour l'Égo, mais que voulez-vous... Je prends une chance d'aller voir si ils sont partis vers Ste-Hénédine et c'est bon, je les rattrape en entrant dans le village. Ouf! La journée sera pas gâchée, au prix en air-lousses qu'elle m'a coûté. Donc, je sors le bike, le casque, les souliers... les souliers! Batinse! Je les ai ramassés en vitesse dans mon tas de souliers en dessous de l'escalier dans le garage, et...surprise! deux pieds gauche! Aucun autre soulier dans l'auto, à part les pichous que je porte dans mes pieds.

Que faire? Faudra se reprendre pour la ride, mais pendant que j'y suis, que les feuilles sont belles, que le soleil est là, il faudrait au moins faire les photos pour l'article. Je mets donc un soulier à gauche et je garde ma pantoufle à droite, pour faire un ti-boutte.

Finalement, on eu tellement de plaisir que j'ai fait toute la ride comme ça, clippé juste d'un côté. René Fortin a prévenu ses gars et ils ont été corrects. Pour avoir un article élogieux dans le magazine, il vaut mieux faire preuve de beaucoup de respect pour le journaliste, donc, pas de mines dans les côtes et pas de jokes sur les souliers. Enfin pas trop, juste assez.

Ça m'a rappelé une anecdote désopilante qui s'est passée il y a une couple d'années, lors d'une ride avec David Veilleux, toujours pour un article pour Vélo Mag. On s'était déplacés en voiture dans le coin de St-Charles de Bellechasse, pour pas trop brûler Yannick, le photographe, qui roule en vélo de montagne. En débarquant les vélos, David s'aperçoit qu'il a oublié ses souliers de bike. Yannick a été créatif et a trouvé moyen de cadrer de belles photos sans qu'on voit ses pieds. Ça a fait un beau reportage et tout le monde y a vu juste du feu.

Parlant du cordonnier mal chaussé, c'est drôle parce que cet été, quelques jours avant le Grand Prix de Québec, il y avait un article dans le Soleil à propos de David, illustré par cette photo apparemment prise à la va-vite, à en juger par les reniflantes que porte notre cycliste étoile.

Après avoir lu l'article, je me suis empressé de le courrieller:

Salut David, Belle photo en espadrilles dans le Soleil d'aujourdhui! T'avais encore oublié tes souliers de vélo à côté de la porte en partant pour le photo shoot? hi hi...

Bonne chance vendredi.

Gilles

Réponse:

Hahaha, tu viens de me rappeler un bon souvenir! J'avais oublie cette anecdote, mais au moins vous aviez pas mis de photos de moi en espadrille dans le magazine.

Le pire avec cette photo, c'est que c'est ma photo "officielle". C'est elle qu'ils ont choisi pour mettre sur ma carte postale! Et dieu sait qu'en France ces cartes sont prisées par les fans de vélos. Donc, à chaque course, je signe cette photo pas très bonne lol...

C'est peut-être le destin qui voulait se venger que ça n'était pas paru dans ton article! Haha!

À vendredi

David

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