Centre de biathlon Myriam Bédard

Hissh. Difficile à aborder, ce résumé. Allons-y quand même.

Confusion dans les vagues de départ. Confusion dans le chronométrage. Confusion dans la sortie des résultats. C’est comme cela que cette course passera à l’histoire. Et c’est très malheureux parce que les gens de Durand Sports, les commissaires et les bénévoles de l’association ont passé une soirée d’enfer, le marasme se prolongeant jusqu’à très tard. Et on a pas fini de démêler ces résultats!

L’origine de tous ces problèmes serait un malentendu entre les organisateurs et l’Association régionale. Cette année, c’est cette dernière qui fournit le système de chronométrage pour toutes les compétitions, mais c’est l’organisateur qui a la responsabilité de l’opérer. On pourrait discuter longtemps sur les torts de chacun, mais ça changerait quoi? L’important est d’établir une meilleure communication dans le but d’éviter pareille situation à l’avenir. Si on n’obtient pas de résultats valables pour cette course, ben tant pis, ça empêche pas qu’on a eu du plaisir à la faire. C’est pas le Championnat du monde, c’est rien de plus qu’une course régionale. Soyez indulgents, pensez positif!

Allons-y donc avec quelques pensées positives:

Nous étions plus de 300 coureurs en ce beau mercredi soir, sur un site idéal pour un tel événement.

Le parcours a plu à tout le monde. Inspiré du parcours de la Coupe Québec de mai 1999, il offrait des descentes vertigineuses, des montées costaudes et du sentier étroit excitant. Le passage préféré de tous était Ben’s Corner, la chicane dans la dernière partie de la descente finale, où on arrive à 50 km/h et ça monte et ça vire à gauche et on passe juste entre deux arbres et ça vire à droite et ça droppe dans le sable mou et hop! nous revoilà sur l’asphalte! Le nom lui vient de Benoît Simard, qui a créé le parcours l’an dernier. Incidemment, Ben a terminé deuxième chez les élites, bien sûr grâce à son choix de pneus.

Luc Massé, de l’équipe Oxygène Sports-SIH-NTN-Radio X , était particulièrement fier de ses coureurs, qui se sont distingués. Stéphane Sanschagrin a terminé premier dans la catégorie senior élite avec une avance remarquable sur ses coéquipiers. François Bégin (Junior expert) ainsi que Nicolas Fortin (maître 30-39 ans) ont aussi mérité l’or.

Un bonze de chez Procycle avait fait le voyage depuis St-Georges pour l’occasion. En effet, Yvan Rodrigue lui-même était présent pour servir la Gadorade aux compétiteurs assoiffés et pour procéder au tirage de deux bicyclettes au profit de l’équipe Durand Sports. Ses commentaires:


« J’ai été impressionné par le nombre de participants pour un mercredi soir, l’organisation par Durand Sport est très professionnelle, il y a plus de prix de présence qu’à n’importe laquelle des Coupe Canada. C’est important pour le sport de récompenser la participation pas seulement l’élite… Je ne te parle pas du mess de chronométrage gracieuseté de l’Association, tu auras sûrement quelque chose a dire la dessus…

Ce que je trouve déplorable dans le XC c’est le manque de spectacle, je ne parle pas de sang mais d’action, c’est difficile d’attirer des spectateurs lorsqu’on voit les coureurs passer deux trois fois et difficile de suivre la course quand 10 classes sont sur le même départ. La fédé devrait développer à l’aide des promoteurs de courses des circuit short track comme sur les NORBA pour attirer la foule et les commanditaires… Matière à réflexion…

Mon dernier point serait que l’événement se termine avant la tombée du vent, Je ne suis pas contre le fait de donner du sang… mais je préfère le donner à Héma Québec qu’aux moustiques… »


Cette course a donné lieu à une première: À cause du mélange dans les résultats, les coureurs ont été demandés à l’intérieur du chalet, où ils ont eux-même dicté au commissaire leur rang d’arrivée, pour les podiums. La scène était pour le moins étrange: Dans une atmosphère d’incrédulité teintée d’un brin d’impatience, nous défilions chacun notre tour, annonçant calmement les trois premiers de chaque catégorie. Jean-Marc Montgrain, notre commissaire préféré, imperturbable, notait tout sur son pad. Il paraît qu’il avait son voyage à la fin de cette longue soirée. Je le comprends.

Coté dépassements, la piste n’était pas large pour accueillir autant de coureurs. Nous sommes en quelque sorte victimes de la grande participation. Les commentaires reçus font état de certaines têtes folles (un coureur de chez Record, apparemment!?) et de l’idée douteuse de faire partir les filles avant un troupeau de gars affamés, mais, dans l’ensemble, le comportement de la majorité semble avoir évolué. L’arrogance de certains l’an dernier aurait fait place à une certaine dose de politesse et de prudence. Enfin, rien n’est parfait mais il y aurait amélioration.


Merci à Pascal Pitre et la super-caméra d’Hydro-Québec pour leur collaboration.