Ode à la divinité cycliste féminine

Le 24 avril dernier, je recevais un courriel inusité, accompagné de l’image d’une ancienne affiche des vélos Sirius:

« Salut Gilles,
Connaissant (un p’tit peu) ton humour subtil et grinçant, je te lance un défi!
À partir de cette photo, tu dois composer une ode à la divinité cycliste féminine. Le poème doit contenir au moins 6 quatrains (je te laisse quand même déterminer le nombre de pieds de chaque vers).
Veux-tu relever ce défi? «

Mélanie Duchesne

Comme je ne suis pas le genre à tourner le dos aux défis, j’ai attendu l’inspiration pour concocter ma réponse. Pour bien l’apprécier, il faut savoir que Sirius est la plus brillante étoile du ciel. Il faut savoir également que Mélanie est une habituée de notre Groupe de discussion, où elle signe du pseudonyme Vanessa-les-ours. Il faut savoir que Mélanie est active au sein du Club Record-TVA, basé au Mont-Sainte-Anne, et qu’elle compétitionne à l’occasion, de préférence lorsque les parcours sont sinueux et techniques. Il faut savoir finalement, que Mélanie possède un body qui fait tourner les têtes dans les séances de spinning. Voici donc de quoi alimenter les conversations futures, et possiblement meubler de sauvages fantasmes vos moments creux du prochain Raid Trans-Gaspésien.

Ode à Mélanie

Est-ce toi, Mélanie,
La cause de mon insomnie?
Est-ce toi qui ainsi souris,
Le doigt braqué vers l’infini?

Est-ce toi Vanessa
Brûlant les pistes du MSA?
Vanessa, vaporeuse vagabonde qui va,
Qui lévite vers l’au-delà.

Qui délie ses longues tresses,
Qui accomplit mille prouesses,
Qui de ses pneus trace des esses
Telle une déesse?

Qui s’emballe, qui jouit,
Qui pédale, qui crie,
Qui dévale, qui rit,
Telle une walkyrie?

Se pourrais-ce
Que je reconnaisse
Le rebondi de ces fesses
Et cette poitrine que le vent caresse?

Oh! Éloignez de moi ces superbes poires,
Écartez ce pétard de mon regard.
Cachez ce sein que je ne saurais voir.
Crachez ce vin que je ne saurais boire.

Que le grand Cric me croque
Si je ne viens pas dans mon froc
Que le grand Crisse me crosse
La tentation est trop atroce

Pour ainsi pointer ton étoile,
Nul besoin de te foutre à poil,
La vue de ton corps fait trop mal.
Vêts-toi au moins d’un chaste voile.

N’en fais pas plus, tu me titille le prépuste.
Disparais, amazone robuste,
Enfourche ton Single-speed vétuste
Et envole-toi jusqu’à Sirius!

Version anglaise